Décryptage de l'actualité au Moyen-Orient
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Israël

  • L’esplanade des mosquées, haut lieu de discordes israélo-palestiniennes - 23/08/17

    Le 21 juillet 2017, le Président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, annonce le gel des relations avec Israël. Cette nouvelle intervient dans un contexte de crispation entre les Palestiniens et les autorités israéliennes autour de l’Esplanade des mosquées, composée de la mosquée Al-Aqsa, le Dôme du rocher et la mosquée du Bouraq. Quelques jours plus tôt, deux policiers israéliens avaient été tués par des Palestiniens à proximité du lieu saint. En représailles, les autorités israéliennes avaient décidé d’installer des détecteurs de métaux et des caméras de surveillance à l’entrée de l’Esplanade des mosquées. Cette mesure avait entraîné la colère des Palestiniens, pour qui ce lieu est le troisième plus important en islam sunnite et constitue symboliquement le dernier bastion de souveraineté palestinienne. Depuis la prise de Jérusalem Est par Israël en 1967, l’Esplanade des mosquées concentre l’un des points centraux de tensions entre Israéliens et Palestiniens.

  • Jérusalem depuis 1947 : un statut ambigu - 21/08/17

    Chaque année, courant mai-juin, des milliers de personnes manifestent pour commémorer la prise de Jérusalem Est par Israël en 1967 durant le « Jour de Jérusalem » (Yom Yerushalayim en hébreu). Instaurée par l’Etat hébreu, cette journée célèbre l’unification de la ville en 1967 mais marque aussi un moment de crispation avec les Palestiniens, qui revendiquent de leur côté la partie orientale de la ville. Depuis 1967, l’Organisation des Nations unies condamne la présence israélienne à Jérusalem Est. Après avoir proposé l’internationalisation de la ville en 1947, l’ONU avait supervisé l’armistice de 1949, qui régissait le partage de la ville entre Israël et la Transjordanie. Aujourd’hui, la ville sainte constitue un point central de tension entre Israéliens et Palestiniens, qui n’ont pas trouvé d’accord sur son statut. Cependant, les différentes dispositions du droit international, ainsi que l’évolution de la ville, permettent de mettre la lumière sur son statut complexe.

  • Bilan de la colonisation israélienne sous la présidence de Barack Obama - 27/07/17

    Le 4 juin 2009, le président Barack Obama nouvellement élu prononce un discours au Caire intitulé « un nouveau départ », pour annoncer les changements de la politique américaine au Moyen-Orient. Durant son intervention, il a affirmé son souhait de faire émerger une solution à deux Etats dès la première année de son mandat pour le règlement du conflit israélo-palestinien. Aux Palestiniens, il a demandé l’arrêt de la violence et au Israéliens, le gel de la colonisation. Mais huit ans et deux mandats plus tard, aucun accord n’a été trouvé. La Présidence Obama a traversé deux guerres à Gaza, l’augmentation de la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem Est, et une croissance continue des violences entre Israéliens et Palestiniens à partir de 2014. Un mois avant son départ de la Maison Blanche, Obama permet, en s’abstenant, le vote d’une résolution condamnant la colonisation israélienne au Conseil de sécurité des Nations unies. Malgré ce message fort de fin de présidence, les deux mandats Obama ne sont pas synonymes d’un ralentissement de la colonisation et d’une avancée du processus de paix israélo-palestinien.

  • Donald Trump et le conflit israélo-palestinien, un président qui s’affirme en rupture mais dont la politique étrangère s’inscrit dans la tradition de la diplomatie américaine - 19/07/17

    Le 22 mai 2017, Donald Trump, président des Etats-Unis nouvellement élu, est arrivé en Israël pour une visite officielle. Organisé dans le cadre d’un tour de la région du Moyen-Orient, c’est le premier déplacement de Donald Trump à l’étranger. Cette visite, durant laquelle il a rencontré le Premier ministre israélien Netanyahou et le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, témoigne de sa volonté d’accorder une grande place à la question israélo-palestinienne dans sa politique étrangère. Durant la campagne pour la Présidentielle, son discours avait été jugé fortement pro-israélien. Cependant, depuis son investiture jusqu’à cette visite officielle, Donald Trump a tenu des propos contradictoires sur la résolution du conflit israélo-palestinien. Ces propos posent question sur sa volonté de continuité ou de rupture avec le précédent président Barack Obama.

  • La coopération sécuritaire entre Israël et l’Autorité palestinienne - 30/06/17

    En mars dernier, des Palestiniens descendent dans les rues pour manifester dans toute la Cisjordanie. En cause, un jeune palestinien, Bassel Al-Aaraj, tué par l’armée israélienne en plein cœur de Ramallah quelques jours plus tôt. Recherché par les Israéliens, il avait passé plusieurs mois dans les prisons de l’Autorité palestinienne. Il était soupçonné de préparer un attentat. Les manifestations ont éclaté pour dénoncer les actes de Tsahal, le virage autoritaire de l’Autorité palestinienne, et demander la fin de la coopération sécuritaire entre ces deux entités (1). Mise en place avec les Accords d’Oslo, celle-ci permet la collaboration entre l’armée israélienne et l’Autorité palestinienne concernant la circulation des personnes et des biens ainsi que l’échange d’informations liées à la sécurité. La coopération sécuritaire aurait permis de déjouer plusieurs centaines d’attentats depuis sa mise en place. Cependant, elle est vivement critiquée, notamment par les défenseurs de la cause palestinienne ou les opposants palestiniens au Fatah. Ces derniers considèrent que cette coopération sert fortement à Israël pour le renforcement de la colonisation et permet à l’Autorité palestinienne de réprimer les opposants politiques au Fatah. Malgré les menaces répétées de Mahmoud Abbas d’y mettre fin, cette coopération entre Israël et l’Autorité Palestinienne est aujourd’hui toujours en vigueur.

  • Jean-Paul Chagnollaud, Israël / Palestine, la défaite du vainqueur - 23/06/17

    2017 marque cinquante ans de négociations manquées entre les Israéliens et les Palestiniens, depuis la défaite arabe de 1967. À cette occasion, Jean-Paul Chagnollaud - professeur émérite des universités, président de l’IREMMO et de la revue Confluences Méditerranée et auteur de plusieurs ouvrages sur le Moyen-Orient - revient dans Israël/Palestine, la défaite du vainqueur sur la politique menée par Israël avec et dans les Territoires palestiniens. À l’heure où les médias occidentaux se désintéressent de l’incessant conflit israélo-palestinien, l’auteur revient sur la réalité d’une guerre qui a changé maintes fois de formes ces cinquante dernières années, mais devant laquelle des négociations de paix semblent de plus en plus inconcevables. Dans cet exposé court, accessible et d’une grande clarté, Jean-Paul Chagnollaud en appelle au recours au droit pour dénouer le conflit ; toute autre solution marquerait, en définitive, la défaite du vainqueur.

  • La rénovation du Saint-Sépulcre : la fin d’un long processus de négociation entre les Eglises, entretien avec Marie-Armelle Beaulieu - 22/06/17

    Après neuf mois de travail, les travaux de rénovation de la pierre recouvrant le sépulcre du Christ, à Jérusalem, ont pris fin. Le 22 mars dernier, une célébration œcuménique était organisée au Saint-Sépulcre pour commémorer l’événement. Un épisode inédit car voilà plusieurs décennies que le tombeau du Christ nécessitait des rénovations, et les Eglises copropriétaires du Saint Sépulcre ne s’entendaient pas sur les termes des travaux. Evénement majeur, cette rénovation met en évidence l’organisation complexe du Saint-Sépulcre et son histoire, qui s’ancre dans les relations entre les Eglises, mais aussi sur l’évolution tumultueuse de la ville de Jérusalem. Durant les travaux sur l’édicule (1), les scientifiques ont mis à jour le marbre qui constituerait le lit de Jésus Christ après sa mort selon la tradition chrétienne, un événement qui a lieu pour la troisième fois uniquement dans l’Histoire.
    Marie-Armelle Beaulieu, Rédactrice en chef du magazine Terre Sainte, basé à Jérusalem, a été une des rares à observer le tombeau originel. Un retour sur la situation du Saint-Sépulcre s’impose, avec son éclairage.

  • Entretien avec Frédérique Schillo – Le cinquantenaire de la guerre des six jours - 08/06/17

    Frédérique Schillo est chercheuse en Histoire, spécialiste d’Israël. Sa thèse de doctorat, soutenue à Sciences-Po, sur La politique française à l’égard d’Israël, 1946-1959 (publiée chez André Versaille en 2012) a reçu le prix Jean-Baptiste Duroselle couronnant la meilleure thèse de Relations internationales. Elle est l’auteur de La Guerre du Kippour n’aura pas lieu (André Versaille, 2013) et d’un ouvrage sur Jérusalem à paraître chez Plon.

  • Le plateau du Golan, un territoire historiquement disputé devenu le théâtre d’affrontements depuis le début du conflit syrien - 01/06/17

    Situé au sud-ouest de la Syrie, et entouré à la fois par le Liban, la Jordanie et Israël, le plateau du Golan se situe sur un carrefour hautement stratégique. Son positionnement, mais aussi ses caractéristiques géographiques, en font un atout pour celui qui le possède. Avec ses richesses en eau convoitées, dans une région traversée par diverses zones désertiques et un territoire surélevé, qui offre un point d’observation idéal sur la région, le Golan est un lieu disputé. Conquis dans sa majeure partie par l’armée israélienne en 1967, il devient un territoire occupé puis annexé en 1981. Une présence israélienne dénoncée à l’ONU et à laquelle les Syriens s’opposeront toujours. Les négociations lentes et houleuses qui débutèrent entre les deux pays dans les années 1990 pour la restitution du plateau n’ont jamais abouties. Aujourd’hui, le Golan n’est pas épargné par les violences de la guerre syrienne qui vient redessiner les cartes régionales, jusqu’aux hauteurs du plateau.

  • Le dilemme des Druzes israéliens, minorité arabe et soutien historique d’Israël - 17/05/17

    Depuis 1948, l’Etat d’Israël et les Druzes israéliens sont liés par un soutien mutuel, appelé « Pacte de sang ». Alors que les communautés druzes du Liban et de Syrie ont défendu le nationalisme arabe, les Druzes israéliens, au nombre de 100 000, ont soutenu l’Etat hébreu en combattant au sein de l’armée israélienne (1). Tantôt considéré comme une religion, une secte ou une branche de l’islam, le druzisme est le résultat d’une scission avec le mouvement fatimide ismaïlien survenue au XIème siècle après J-C. Historiquement distants vis-à-vis de la communauté sunnite, les Druzes sont partagés entre une volonté d’autonomie et une allégeance traditionnelle à l’Etat dans lequel ils vivent. Ces particularités ont permis aux Druzes israéliens de nouer des relations positives avec l’Etat d’Israël, malgré leur appartenance à la culture arabe. A la veille du soixantième anniversaire de la création d’Israël, leur position transcende la représentation traditionnelle des clivages israélo-arabes, et nous démontre la grande complexité du conflit israélo-palestinien.

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