DERNIÈRES ANALYSES
DES CLÉS DU MOYEN-ORIENT

Par Allan Kaval
De 2006 à 2008, l’Irak sous occupation américaine était ravagée par une guerre confessionnelle opposant groupes armés sunnites et chiites. Alors qu’une (...)

Par Félicité de Maupeou
L’action publique et sociale du Hezbollah vise à mettre en place une « société de la résistance » destinée à permettre à la population civile de (...)

Par Delphine Froment
Au moment des « Printemps arabes », la géopolitique du Moyen-Orient est en ébullition. Ce manuel co-écrit par Tancrède Josseran, Florian Louis et (...)
Propos recueillis par Allan Kaval
Professeur émérite de l’Institut universitaire des hautes études internationales de Genève, historien et politologue spécialiste de l’Iran (...)

Par Florian Besson
Membres d’une secte shiite active au Moyen Age, implantés en Perse, les Assassins firent, par leurs méthodes criminelles, trembler Croisés et (...)
Pour comprendre les relations entre Téhéran et Moscou dans le monde post-Guerre froide, il est nécessaire d’envisager cette relation bilatérale dans la longue durée. Entre le XVIe et le début du XXe siècle, il s’agit de la relation entre deux Empires voisins qui entretiennent des relations trilatérales avec un troisième Etat : l’Empire ottoman. Cet héritage historique impérial est déterminant pour appréhender à la fois la connaissance intime que les Russes, les Iraniens et les Turcs ont les uns des autres mais aussi les référents historiques mobilisés dans les relations bilatérales par ces trois Etats à l’époque contemporaine. Cet imaginaire historique commun est ainsi un élément majeur à prendre en compte dans l’analyse de la mise en œuvre des diplomaties des Etats héritiers de ces trois Empires : la République islamique d’Iran, la Fédération de Russie et la République de Turquie. Cet article se limite à l’analyse des relations irano-russes et vise à présenter de manière succincte les perceptions iraniennes de la Russie depuis le XVIe siècle. En d’autres termes, dans quelle mesure le passé continue-t-il de jouer un rôle dans la construction des perceptions mutuelles ? Plus particulièrement, nous poserons la question du rôle de l’héritage historique dans le projet des dirigeants de la République islamique visant à la mise en œuvre d’une « alliance stratégique » entre les deux voisins.
Les 3 et 4 mai 2013, des frappes attribuées à Israël détruisaient des objectifs militaires dans la banlieue de Damas sans qu’une réaction, même symbolique, n’ait été enregistrée de la part du régime (...)
Carla Eddé est chef du département Histoire – Relations internationales de l’Université Saint Joseph
A l’époque ottomane, il existait une province syrienne. Quel était alors le statut du Liban ?
Sous (...)
Quel est le profil du Président élu Hassan Rohani ? Quelle place occupe-t-il sur l’échiquier politique iranien ?
Hassan Rohani a 65 ans. C’est un membre du clergé chiite qui a complété ses études religieuses par des études de droit couronnées par l’obtention d’un doctorat à l’Université calédonienne de Glasgow, en Ecosse. Hassan Rohani avait une trentaine d’années au moment de la Révolution et a très tôt rejoint l’entourage de Rouhollah Khomeiny. Il a trouvé rapidement sa place, modeste au départ, au cœur d’un pouvoir dont il connaît tous les rouages. Avant d’être élu président de la République, il a présidé et est toujours membre du Conseil de sécurité nationale, il est également membre du Conseil du discernement. Sa position au sein du clergé est moyenne. il dispose du titre d’Hodjatoleslam (« preuve de l’Islam »), un rang inférieur à celui d’Ayatollah. A partir de 2003, sa stature politique et sa notoriété se sont cependant accrues grâce à sa participation aux premières négociations avec les pays européens sur le dossier nucléaire, négociations qui se sont soldées à l’époque par une suspension provisoire des activités d’enrichissement d’uranium. Hassan Rohani a pu alors révéler des qualités diplomatiques reconnues et appréciées par les responsables occidentaux. Le rôle qu’il a alors joué, allié au fait qu’il a vécu et étudié en Europe, le dote d’une ouverture sur le monde et d’une connaissance de l’Occident qui faisait nettement défaut à son prédécesseur, Mahmoud Ahmadinejad. En ce sens, son élection implique une rupture dans le style diplomatique et permettra peut-être à des relations d’une nature nouvelle de se développer entre l’Iran et la communauté internationale dont le pays s’est beaucoup isolé au cours du précédent mandat.
Mohammad-Reza Djalili est professeur émérite de l’Institut universitaire des hautes études internationales de Genève
Les clés du Moyen-Orient est un site d’information sur l’histoire et l’actualité du Moyen-Orient. Selon la ligne éditoriale du site : « Comment l’histoire explique l’actualité », les évènements actuels du Moyen-Orient sont ainsi replacés et analysés dans leur contexte historique. Ces expertises scientifiques, réalisées par des professeurs d’université, des docteurs, des chercheurs, des militaires et des membres du secteur privé, sont publiées dans les rubriques « Repères historiques », « Analyse de l’actualité », « Portraits et entretiens » et « Infos culture ».